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La flamme vacillante de la bougie

What else?
October 11

l'équipe de choc


loo  sac k SV300019

Pria et Dan                 le sac à dos                ???                      Peperman


June 09

La fabuleuse histoire du cocobongo night-club

                 SV300017                                                                                                                                          Moi, seule et unique créatrice del cocobongo night-club, écuyère aussi fidèle qu' incontrôlable de ma Marie- Cantal (et amante a mes heures perdues)je suis bien aise de clamer aujourd'hui ma haine contre les culottes en lycra et contre le cassoulet. MOI,chevauchant mon cheval rouge plastifié,cheveux aux vents,cigare au bord des lèvres, Mac d'Herbert le cancannié, oui,Moi, je vais aller couler un gros bronze tout en vous contant cette fabuleuse péripétie..

Il y a déjà plus de 50 ans, mon ancêtre me dit "écoute, Dan-ina, mes passions sont les chipendales et toi (petite pointe de narcissisme) et ton avenir sera tel le saumon qui cuit sur le grill, effectivement tu ne verras qu' hommes tout nus et folies du sexe!! vaque désormais à tes occupations, je te clamerai au temps voulu..."

Merci.Quelques années plus tard, j' héritais suite au malheureux  pèlerinage à la Mecque de l' Ancêtre en question , de ce qui allait devenir le cocobongo N.C qui est aujourd'hui ma raison de ne plus manger de cassoulet.

Herbert ne fit son apparition que plus tard , me suppliant tout son soûl de l' admettre parmi ma psychédélique affaire. je lui demandais alors s' il était capable de soulever ma jambe, il me répondit que non et je compris qu' il était fait pour le job.

Bas peau-de serpent enfilé ,il fit son show et moi je vais aller faire du café j'aidestonnesdepapiersatrier bref c'est la merde ; j'ai une chiasse indéfinissable d' où ma haine dodue contre le cassoulet aller ,TCHO.

May 21

le commentaire de la mort qui tue

Voici le commentaire qui tue en catégorie Kouskous......TADAMMMMM
Monsieur le Président,
                                    Ayez l'obligeance d'assumer le fin fond de votre pensée jusqu'au bout et d'afficher à la vue de tous vos simagrées bafouilleuses que vous n'osez exposer. Il serait d'hommage de ne point faire profiter aux adhérents des minitels rose de vos formules si joliment tournées.
                                     De ce fait, je me permet de publier la suite de votre doux billet si imaginatif. Et si votre débordante imagination vous permettez de récidiver par des formules encore plus délirantes, alors peut-être que l'admirateur en question aura sa demande satisfaite.
                                      En attendant avec impatience et désir vos prochains commentaires,
                                                                                                                                            Bien amicalement,
                                                                                                                                                                       l'Unique
allez Marco, tu nous fait tous bien délirer,on t'aime.


Je n'ai pas exprimé le millième de ma pensée, dans le commentaire.
Il n'existe pas de mots suffisamment puissants, et il faudrait les inventer, voire inventer un nouveau langage pour décrire ce que ressent le commun des mortels à la simple évocation de la sublimirifissixtyssime.
Alors, à la vue de son image, ou pire : au son de sa voix, ou l'inconcevable : en sa présence, ou l'inimaginable : à son contact ... Il faudrait recréer un monde qui soit digne de l'accueillir ...

Elle est d'ailleurs !
TROP ENORME!!!!!!


March 27

La marie-cantal de la cantanière

04082006La marie-cantal de la cantinière?  

Marie-Cantalo se baladait tranquillement et mielleusement en son canton tout puissant en vogue des cantonnales,quand tout a tout, surgit de nulle part, Herbert Le  cancannié fit son apparition. il était beau,il était chaud(il était en fait  chipendales à la fameuse boite de nuit "Le Cocobongo") et notre chère Marie en tomba aussitot haineuse...oui,Herbert aller lui voler son Canton de cantal! Ho rage, rhooooo l'enfoiré!

Elle alla donc se faire cuire un poulet acheté le jour même à l' épicerie du coin (chez Mouloud -ndrl) et cantonna l'ignoblité de la chose a sa fidèle écuyère, Dan-ina,puis, troublée,se rendit au "Cocobongo night-club" ou ce cochon d'Herbert commençait justement a danser...

Logiquement cette histoire n'a ni de fin ni de morale,mais pour vous je vous en concocterais une :Marie-Cantal de la cantanière gagna évidemment son canton,tua Herbert le Cancannié après l 'avoir épousé, et finit par se fendre royalement la gueule avec sa fidèle écuyère. 

                                                     Voila ma Cantal,tou est il amore de mi vida.. 27-03-2008 10;51;44

                                           

March 10

La première bataille de l'histoire

Pour les lecteurs de Preuve Ovni qui s'intéressent au mystère de l'Atlantide, et à tous ceux qui aiment les belles histoires.
J'ai emprunté le titre au 1er chapitre du livre Les géants et le mystère des origines ( Ed. Robert Laffont, 1969 ) de Louis Charpentier pour cette chronique qui est la transcription des cinq premiers chapitres.


"Il y a près de la ville de Tanger une colline isolée dominant la baie de ses cent mètres de hauteur et qui porte le nom de " Charf ".

Charf, en arabe, signifie colline. Toutes les autres collines de la région portent un nom. C'est le " Charf el-Akab " ou le " Charf el-Médiouna ". Celle-là n'a d'autre qualité qu'elle-même. Elle est " La Colline ", celle qu'on ne saurait confondre avec aucune autre.
A l'est du Charf, toute proche, une petite éminence porte le nom de Tanja-Balia : " Tanger-la-Vieille ", et ses pentes sont tourmentées comme si d'anciens murs étaient enfouis là sous les herbes...
Les légendes content qu'autrefois, sur le Charf, était le tombeau d'Antée le géant, inhumé au lieu même où Hercule l'étouffa entre ses bras; et les légendes disent également qu'Antée avait fondé une ville qui portait le nom de sa femme, Tingis, fille d'Atlas. Là où serait Tanger-la-Vieille, Tanja-Balia.
A l'ouest de Tanger, à quelques kilomètres, sur la côte atlantique, un promontoire rocheux, constitué de dure meulière et troué comme un morceau de gruyère, porte le nom de " Grottes d'Hercule "; et la légende conte encore que, lorsque Hercule vint, dans les temps mythologiques, de sa lointaine Argolide pour se mesurer avec le géant Antée, il fit de ses grottes sa demeure avant et après le combat...
Ce combat légendaire, on le contait ainsi. Les deux adversaires, le champions des Grecs et le géant, s'étant affrontés, le Grec fut le plus fort et terrassa le géant mais quand Antée fut plaqué contre le sol, comme il était " fils de la Terre " il retrouva, de son contact avec celle-ci, de nouvelles forces et reprit le combat. Trois fois Antée fut ainsi vaincu et couché sur le sol et trois fois la terre lui redonna des forces nouvelles qui lui permirent de reprendre la bataille...
Alors, Hercule le sépara de la Terre, le souleva du sol et l'étouffa entre ses bras.
Selon les récits mythologiques, ce combat aurait eu lieu parce que Antée barrait à Hercule le passage du " Jardin des Hespérides " où il lui avait été fait commandement d'aller dérober des pommes d'or.
les Hespérides étaient, comme Tingis, des filles d'Atlas qui possédaient, à l'extrême Occident,un jardin où les arbres avaient pour fruits ces pommes d'or...
Or la tradition situe effectivement ce " Jardin des Hespérides " à une quinzaine de lieues au sud de Tanger, près de l'antique Lixus, là où se trouve présentement la petite ville de Larache.
Hercule déroba les " Pommes d'Or ", et c'est en revenant d'accomplir cet exploit qu'il sépara le mont Calpée du mont Abyla, isolant du même coup l'Europe de l'Afrique et créant le détroit de Gibraltar...
Voilà pour la légende, une légende qui " colle " étonnamment aux noms, au terrain, alors qu'elle vient de Grèce et qu'elle date d'un temps où les Grecs n'avaient jamais mis les pieds dans ce lieu d'occident...

Quand au combat, les Latins le tenaient pour un évènement historique et Pline en situait même le lieu, ainsi que celui du tombeau d' Antée, à Lixus, devant ce mythique Jardin des Hespérides. Il précisait que le tombeau du géant avait soixante coudées de long, ce qui devait faire environ dix-sept mètres... Les Romains y croyait même si fermement que, au temps où ils occupaient la Tingitiane, il fut un général qui fit fouiller le sommet du Charf par ses légions pour y rechercher le tombeau d'Antée; et ses légionnaires découvrirent, dit-on, un nombre considérable d'ossements.
Au IVème siècle avant Jésus-christ vivait en Grèce un mythographe du nom d'Ephémère. Il considérait que toute la mythologie était une transposition d'évènements historiques et que les noms des Dieux représentaient des peuples; leurs disputes et leurs mariages: des querelles et des fusions. N'en est-il pas ainsi de la mythologie d'Hercule, et sa légende ne fut-elle pas un moyen de garder le souvenir de personnages ou de peuples et de faits réels ?
Donc, il y avait Antée : un géant, fils de Poséidon, dieu de la Mer, donc marin; fils, également, de la Terre, né de la Terre, c'est-à-dire, un autochtone. La Tingitane est son royaume, Tingis qui signifie aussi : La Blanche, fille d' Atlas, était sa femme et il avait fondé une ville à son nom. Hérodote, au Vème siècle avant Jésus-Christ, appelait les gens qui vivaient dans les alentours de l'Atlas : des Atlantes. Antée et sa femme étaient donc des Atlantes et l'on remarquera que ce nom a bien quelque rapport avec Atlas et Antée.
Et Hercule : Héraklès en grec, un héros. Il n'appartient pas à la mythologie des Dieux, bien que la légende le fasse naître de Zeus, Dieu des Dieux.Il n'est pas grec car la Grèce n'est pas encore née, il n'est pas roi, mais au service d'un roi pour lequel il va accomplir divers travaux au nombre de douze, des tâches de fonctionnaire qui vont de la police des mœurs aux travaux publics en passant par la destruction des animaux nuisibles; et la guerre. Héraklès, dans la Crète archaîque désignait le titre d'un fonctionnaire analogue au " suffète " carthaginois. Les travaux pourraient être ceux d'une longue série d' " héraklès ", le nom personnalisant éponymement la fonction.
Hercule veut parvenir au jardin des Hespérides pour le piller et la légende qui le fait passer par l'Espagne a même conservé le tracé de son itinéraire. Par le sud de l'Italie, il aurait suivi ce qui fut, plus tard, la grande voie de pénétration romaine en Gaule: par Monaco qui a porté le nom de Porto Herculis, Cavalaire: Heraklea Cacabbaria; la Crau où il se serait heurté aux Ligures. Il aurait ensuite gagné la péninsule Ibérique par le col du Perthus puis aurait rejoint l'Andalousie.
De l'Ibérie à l'Afrique, le passage est encore, légendairement, un passage terrestre puisque le détroit n'aurait été ouvert qu'après le pillage.
Ce passage de l'isthme était gardé par Antée, un gardien assez strict si l'on en croit Pindare qui relate, dans sa Quatrième Isthmique, qu'Antée faisait défense aux étrangers de pénétrer dans son royaume sous peine d'être mis à mort et décapités. Leur crâne allait alors orner le temple de Poséidon qui couronnait la ville de Tingis. Donc, il il y eut une bataille, et dans ce combat, comme dans bien d'autres, la plupart en fait, n'a-t-on pas désigné les armées en présence par le seul nom de leur chefs? Antée, trois fois vaincu, trois fois rejeté vers sa terre, y puisait de nouvelles forces, de nouveaux combattants dans son arrière-pays. Il ne restait alors à Hercule qu'une solution qui était d' "isoler " Antée, de le couper de tout contact avec l'arrière-pays, sa terre, autrement dit, de l'assiéger et de l'étouffer.




Quelques remarques s'imposent.
La première est que, légendairement, ni Antée ni Hercule n'utilisent d'armes métalliques : ni ces épées de bronze ni ces boucliers d'airan chers aux contes grecs. C'est une histoire d'au delà de l'âge de bronze, une histoire des temps néolithiques.
De plus, guerres mises à part, tous les " travaux " d'Hercule sont civilisateurs. Mais il s'agit toujours de chasse, de destruction d'animaux nuisibles ou de brigands; jamais d'élevage, jamais d'artisanat. Il s'agit donc de temps antérieurs à l'élevage et à la culture en Proche-orient.
Par contre, c'est pour se procurer des produits d'élevage qu'Hercule entreprend une expédition dans l'Atlantique contre Géryon, et c'est un jardin, un verger, un territoire cultivé qu'il veut piller aux Hespérides.
Enfin cela se passe avant l'ouverture du détroit de Gibraltar...Et, c'est probablement le cataclysme auquel fut liée cette ouverture qui nous a valu la conservation de ce récit à travers les millénaires. Les deux choses ont dû être conservées en même temps dans la mémoire des hommes.
Et puis, il s'agit du dernier " travail " humain d'Hercule. Ensuite, il descend aux Enfers. Il disparaît.
Cette guerre, peut-on en retrouver quelques échos en dehors du récit légendaire? Oui : dans le récit que fit à Solon un prêtre de Saïs en Egypte et que Platon rapporte dans le Timée et le Critias...Et il s'agit de la guerre que menèrent les " pré-grecs " contre les Atlantes. Sans doute n'y est-il pas question d'Héraklès ni d'Antée, mais il s'agit du récit d'un Egyptien d'après les vieilles chroniques de son temple et il ne mentionne aucun nom de " chefs de guerre "...Et l'Egyptien ne se préoccupe pas de mythologie grecque.
Or, voici comment il décrit cette région des " Colonnes d'Hercule " :
Car, d'un côté, en dedans de ce détroit dont nous parlons il semble qu'il n'y ait qu'un havre au goulet resserré et, de l'autre, en dehors, il y a cette mer véritable... (dans le Timée de Platon )
On remarquera que le prêtre de Saïs parle du " détroit " comme s'il s'agissait d'un isthme. Il n'y a pas de havre au goulet resserré dans le détroit, mais il y en avait un dans l'isthme : Tingis et la faille de Tanger. le prêtre parle d'après ses chroniques; il sait seulement que c'est au-delà des Colonnes d'Hercule.
Et toujours selon ce prêtre, cette guerre se termina par la submersion des Atlantes et celle de l'armée proto-grecque dans cette région des Colonnes d'Hercule, à la suite de séismes épouvantables; et là encore le fait cité par l'Egyptien correspond à la légende d'Hercule séparant Calpée d'Abyla et ouvrant ainsi le détroit de Gibraltar.

Le jardin des Hespérides
La légende d'Hercule conte que celui-ci, ou, si l'on veut, l'armée proche-orientale, a mené deux expéditions contre l'extrême Occident. Ces deux expéditions sont des " razzias ". Il s'agit de dérober, de se procurer des " produits " qui manquent à l'Orient. La première fois il s'agit de produits d'élevage, la seconde de produits agricoles.
Il existait, dit la légende, en face de l'Espagne, une île dans la mer Atlantique, l'île Erythée, sur laquelle régnait le géant ( encore un géant ) Géryon. Dans cette île, Géryon élevait des bœufs roux, et il en possédait un troupeau magnifique gardé par un autre géant.
Un des travaux imposés à Hercule fut d'aller dérober le troupeau de l'île Erythée.
Pour gagner l'île, il apparaît qu'Hercule aurait emprunté un petit col parallèle à celui de Valcarlos... Et dans ce col, se retrouve une tour fort antique, des temps néolithiques semble-t-il, qui porte le nom de " Fort Urucles "-" Fort Hercule ".
De là, il aurait gagné la côte Atlantique de la péninsule Ibérique, probablement vers le sud, dans la région de Cadix, vers le lieu où fut, plus tard, la florissante colonie phénicienne de Tartessos.
Hercule n'était pas marin et ne possédait pas de vaisseaux, et la légende dit qu'il somma le soleil de lui céder la barque dans laquelle il gagnait l'Occident chaque soir, par-delà l'Océan. Le soleil ayant refusé, le Héros tendit son arc et le menaça d'une flèche, ce qui fit capituler l'Astre, et Hercule put s'embarquer dans l'esquif solaire.
On peut penser que la barque dut être empruntée ( avec les marins nécessaires ) à quelque tribu de la côte, plus ou moins adoratrice du soleil, habituée à se diriger sur la route du soleil, c'est-à-dire vers l'ouest...Barque empruntée sous menace...
Quoi qu'il en soit, le Héros paraît avoir été troublé par les flots atlantiques; il faut comprendre qu'il eut le mal de mer, chose normale pour un homme ou une armée, mais bien étonnante pour un demi-dieu.
Rendu sur l'île, Hercule massacra les géants gardiens et s'en revient avec ses bœufs roux qu'il mena jusqu'en Scythie.
Après l'élevage, la culture; et c'est l'expédition du Jardin des Hespérides.



Le jardin des Hespérides avait cette particularité que les arbres y avait des fruits d'or, des pommes d'or. D'après le Pseudo-Syllax, elles étaient au nombre de trois et les Anciens les tenaient pour un talisman pouvant ouvrir l'Olympe, pouvant sinon rendre l'homme semblable aux Dieux, au moins lui permettre de s'en approcher.
Il s'agit donc de fruits initiatiques.
On ne peut écarter le symbolisme de ces trois pommes qui fait d'elles les trois états alchimiques de la noire matière dont sont issues les deux pierres au Blanc et au Rouge.
Cela se rattache également au symbolisme particulier de la pomme qui, traditionnellement, est, dans la Genèse, le fruit de l'arbre de la science du Bien et du Mal; qui est le fruit d'Apollon; qui est le prix de la beauté offert aux trois déesses par le berger Pâris; qui est aussi le fruit de l'île bienheureuse d'Avalon, l'île celtique où vont les âmes des sages après leur mort.
On reste ainsi surpris de la constante signification ésotérique de " savoir " attachée à la pomme que les anciens sculpteurs mettaient volontiers dans la main des Initiés.Il faut que cette persistante liaison entre ce fruit et l'idée du " savoir " vienne de bien loin... Et l'on ne peut oublier que chaque fois que les Anciens emploient le mot d'OR en dehors de sa signification métallique matérielle, c'est qu'ils veulent désigner soit un objet " initiatique ", soit une idée ou un rapport générateur de perfection. Ainsi du Nombre d'Or, de la Toison d'Or, de la Bouche d'Or, etc.
De ce fait, le " Jardin des Hespérides " revêt deux significations : celle de jardin cultivé et celle de lieu de savoir.
Qui dit Jardin dit Culture, et ce pré-Grec d'Hercule peut très bien penser en dérober le secret en pillant le jardin.De sorte ou d'autre, il s'agit donc pour Hercule et ses barbares de s'approprier un instrument de connaissance, réel ou allégorique, un instrument de civilisation.
Il nous faut donc admettre que les " néolithiques " orientaux croyaient à l'existence à l'extrême ouest de l'Europe et de l'Afrique, et plus spécialement au point de jonction, d'une civilisation supérieure à la leur (ce qui va contre les données admises généralement), une civilisation qui connaît déjà la culture, l'élevage et la marine, toutes choses ignorées d'Hercule et du Proche-Orient.
Il serait pour le moins étonnant, s'il s'agissait d'une simple fable grecque, que les autochtones, en l'occurrence les Berbères de la Tingitane, aient conservé, jusqu'à la transmettre aux Romains conquérants, le souvenir des lieux où Hercule établit son camp, où Antée tomba et fut inhumé, où se trouvait le Jardin des Hespérides... Et que tout cela, lu sur le terrain, coïncide de façon si précise avec les données d'un conte créé de toutes pièces par des gens ignorant tout de la région.
Longtemps, d'ailleurs a existé chez les peuples la conviction que cet endroit du Maroc était un lieu particulièrement sacré.

Il est peut-être intéressant de rappeler, " éphémériquement " l'histoire des peuples d'Orient et d'Occident telle que la conte la mythologie grecque:
Lorsque Chronos-le-Temps, le Vieux Père très antique, eut des fils, il les mangea.
Quand sa compagne Ghae, la Vieille Terre, jugea préférable de remplacer ses enfants nouveau-nés par des pierres, Chronos-le-Temps mangea les pierres, laissant en vie Zeus, Poséidon et Caron.
On ne peut pas dire plus poétiquement que le temps a mangé les souvenirs des premiers hommes mais que, pour ceux qui naquirent plus tard, le souvenir est demeuré; seules les pierres, c'est-à-dire les œuvres ont été absorbées...
Donc, demeurent dans la mémoire des hommes Zeus, qui reçut le commandement de la terre, Poséidon, qui reçut le commandement des mers, et Caron, celui des Enfers: soit une nation continentale, une nation maritime et une nation souterraine.
Zeus a des descendants, Poséidon a des descendants. Héraklès est fils de Zeus, Antée est fils de Poséidon. Le royaume de Zeus et de ses fils est centré autour de l'Attique; le royaume de Poséidon est une île au milieu de l'Atlantique. La guerre des fils de Zeus contre ceux de Poséidon, Platon avait entrepris de la conter d'après les dires du prêtre de Saïs à Solon le Sage. De ce récit, nous n'avons qu'une partie, mais cette partie, a suffi pour amener une vague lueur sur l'un des plus extraordinaires mystères de l'histoire.

Le mystère de l'Atlantide
On ne connaît l'Atlantide que par deux fragments de Platon l'un dans le Timée, l'autre dans le Critias; encore ce ne sont que les souvenirs d'enfance de Critias rapportant les dires de son grand-père, lequel tenait l'histoire de Solon qui la tenait lui-même d'un prêtre égyptien du temple de Saïs. Beaucoup n'ont voulu voir, dans le récit platonicien, qu'un procédé littéraire utilisé par Platon pour exposer sous une forme allégorique et romancée ses propres idées politiques. Cette explication n'est peut-être pas entièrement fausse dans les détails mais a le tort d'omettre le fait que Critias se proposait, non pas d'exposer les institutions atlantéennes, mais de conter la guerre qu'aurait menée l'antique Athènes contre les Atlantes.Donc, d'après le récit de Critias, il aurait existé, quelque neuf mille ans avant Platon, soit neuf millénaires et demi avant notre ère, une île située au milieu de la mer Atlantique, en face du détroit de Gibraltar, une île dont les habitants, " descendants " du dieu Poséidon, auraient possédé une civilisation particulièrement avancée puisqu'ils auraient déjà été métallurgistes, éleveurs et agriculteurs.

" En ce temps-là, explique Critias, on pouvait traverser cette mer. Elle avait une île devant ce passage que vous appelez, dites-vous, les Colonnes d'Hercule. Cette île était plus grande que la Libye et l'Asie réunies. Et les voyageurs de ce temps-là pouvaient passer de cette île sur les autres îles, et de ces îles ils pouvaient gagner tout le continent sur le rivage opposé de cette mer qui méritait vraiment son nom car d'un côté, en dedans de ce détroit dont nous parlons, il semble qu'il n'y ait qu'un havre au goulet resserré et, de l'autre, au-dehors, il y a cette mer véritable et la terre qui l'entoure et que l'on peut appeler véritablement, au sens propre du terme un continent.
" Cette empire,
dit encore Critias d'après ce qu'il entendit dans sa jeunesse, était maître de l'île tout entière et aussi de beaucoup d'autres îles et de portions du continent. En outre, de notre côté, il tenait la Libye (nom général pour désigner la partie de l'Afrique du Nord située à l'ouest de l'Egypte) et l'Europe jusqu'à la Tyrrhénie (Italie orientale). Or, cette puissance ayant une fois concentré toutes ses forces entreprit d'un seul élan d'asservir votre territoire et le nôtre (Grèce et Egypte) et tous ceux qui se trouvent de ce côté-ci du détroit. C'est alors, ô Solon (c'est le prêtre de Saïs qui parle), que la puissance de votre cité fit éclater aux yeux de tous son héroïsme et son énergie, car elle l'a emporté sur toutes les autres par la force d'âme et par l'art militaire. D'abord à la tête des Hellènes, puis seule par nécessité, abandonnée par les autres, parvenue aux périls suprêmes, elle vainquit les envahisseurs, dressa le trophée, préserva de l'esclavage ceux qui n'avaient jamais été esclaves et, sans rancune, libéra tous les autres peuples et nous-mêmes qui habitons à l'intérieur des Colonnes d'Hercule. mais dans le temps qui suivit, il y eut des tremblements de terre effroyables et des cataclysmes. Dans l'espace d'un seul jour et d'une seule nuit terrible, toute votre armée fut engloutie d'un seul coup sous la terre et de même l'île Antlantide s'abîma dans la mer et disparut. "
Ce résumé préliminaire, qui a place dans le Timée, sera repris en détail dans le Critias et, puisqu'il s'agit de conter une guerre, Critias fait un exposé des forces civiles et militaires en présence: les " Athéniens " et les Atlantes...Mais nous ne possédons qu'une partie du Critias, soit que le livre ait été inachevé, soit que la suite en ait disparu... Et les épisodes de la guerre avec elle.
L'existence de l'Atlantide met en jeu la véracité du livre de la Genèse et de sa datation. Mettre en doute la Genèse, c'était mettre en doute toutes les Saintes Ecritures et il était d'une extrême importance pour les Eglises chrétiennes que toute l'histoire antérieure au christianisme fût élaborée en fonction de la venue du Christ et cela par la voie des écritures hébraïques, dates à l'appui, depuis la création du monde et d'Adam... Donc, tout ce qui ne rentrait pas dans le " cadre " des Ecritures saintes était fable et mensonge. En conséquence, le seul Proche-Orient avait fait l'objet d'études historiques, puisque la " Lumière " ne pouvait venir que d'Orient, et lorsque les laïcs prirent la relève des clercs, ils n'échappèrent pas plus que leurs prédécesseurs à ce dogme. Douter que la lumière et la civilisation viennent d'Orient est toujours un cas d'excommunication majeure... L'Atlantide ne peut être qu'un mythe et les gens qui croient à ce mythe des farfelus...
En fait, l'existence de l'Atlantide en tant qu' île dans l'Atlantique est impossible à prouver " sur pièces ", mais la probabilité de son existence résulte d'un faisceau de " preuves indirectes " assez nombreuses pour que ce faisceau soit un tout cohérent.
Et tout d'abord les précisions de Platon.
" ... Et les voyageurs de ce temps-là pouvaient passer de cette île sur les autres îles et de ces îles ils pouvaient gagner tout le continent sur le rivage opposé de cette mer... "
Il faut avouer que si Platon désirait créer une sorte d'île utopique, il lui donne bien des apparences de réalité car il situe exactement les Antilles et l'Amérique qui est " au sens propre du terme un continent ". Or, Platon ne connaît ni l'Amérique ni les Antilles, et Critias non plus, et Solon ne devait pas en savoir plus. Ils répètent d'après le prêtre de Saïs qui tire son savoir des archives de son temple; or ces archives sont justes, géographiquement, pour les Antilles et l'Amérique; pourquoi, alors, seraient-elles fausses au sujet de l'Atlantide ? Par ailleurs, le prêtre note bien que les Atlantes avaient crée des colonies tant sur les terres d'Europe que sur celles d'Amérique... Les noms ne sont-ils pas révélateurs? Atlantes et Antée près de l'Atlas; les îles de l'Ouest sont encore les Antilles; en Europe est située l'Andalousie et le " continent " américain est toujours parcouru par la cordillère des Andes... L'Atlantique est la mer des Atlantes.

Lorsque Platon transcrit le récit de Critias on ne peut jurer qu'il se garde d'introduire quelque grain de ses propres idées, notamment en ce qui concerne les devoirs des rois et des citoyens, les impositions de guerre, etc, mais une description de l'île n'apporterait rien de plus à ses thèses... Et elle est très précise.
L'île est une sorte de quadrilatère plat, long de 2000 stades (370 km), large de 1000 (185 km), entouré de hautes montagnes...et " à la fois par l'action de la nature et par l'œuvre de beaucoup de rois...il avait été creusé un fossé continu qui entourait la plaine. Quant à la profondeur, à la largeur et au développement de ce fossé, ce qu'on en dit est difficile à croire et qu'un ouvrage, fait de main d'homme, ait pu avoir, par comparaison aux autres travaux de ce genre de telles dimensions. Pourtant, il faut répéter ce que nous avons ouï dire. Le fossé fut creusé à un plèthre (30,826 m) de profondeur; sa largeur était partout d'un stade (184,8 m), et, comme il était creusé autour de la plaine tout entière, sa longueur était de dix mille stades (1850 km). Logiquement la longueur eût dû être de 6000 stades. Il apparaît bien que Platon, qui savait compter, se borne à transcrire. le canal est " intérieur " à l'île. Il recevait les cours d'eau qui descendaient des montagnes, faisait le tour de la plaine, revenait de part et d'autre vers la ville, et, de là, allait se vider dans la mer. Depuis la partie haute de ce fossé, des canaux rectilignes, larges d'environ cent pieds (30,80m) étaient découpés dans la plaine, puis allaient joindre le fossé près de la mer. chacun d'eux était distant des autres de cent stades(18,5 km); Pour charrier à la ville le bois des montagnes, et pour amener par bateaux les autres produits de saison, on avait creusé, à partir de ces canaux, des dérivations navigables, de direction oblique les unes par rapport aux autres et par rapport à la ville. Notez que les habitants recueillaient deux fois l'an les produits de la terre : l'hiver, ils utilisaient les eaux du ciel; l'été, celles que donnait la terre, en dirigeant leurs eaux hors des canaux ".
Canaux et irrigation dirigée, il ne s'agit pas là d'une civilisation médiocre... Et il est bon de noter que, dans sa description de l' " Athènes " de la même époque, Platon mentionne dans les ressources arbres et fruits, glissant très rapidement sur l' " agriculture " qui, au reste, n'existait pas en Grèce à cette époque...
Quant aux produits de l'île, les voici : " Car si beaucoup de ressources leur venaient du dehors, du fait de leur empire, la plus grande part de celles qui sont nécessaires à la vie, l'île elle-même les leur fournissait; D'abord tous les métaux durs ou malléables que l'on peut extraire des mines. En premier lieu celui dont nous ne connaissons plus que le nom, mais dont il y avait alors, outre le nom la substance même, l'Orichalque (laiton ou métal inconnu). On l'extrayait de terre en maints endroits de l'île : c'était le plus précieux, après l'or, des métaux qui existaient en ce temps-là. Pareillement tout ce que la forêt peut donner de matériaux propres au travail des charpentiers, l'île le fournissait avec prodigalité; De même elle nourrissait en suffisance tous les animaux domestiques ou sauvages. l'espèce des éléphants y était très largement représentée. En effet, non seulement la pâture abondait pour toutes les autres espèces, celles qui vivent dans les lacs, les marais et les fleuves, celles qui paissent sur les montagnes et dans les plaines, mais elle regorgeait pour toutes, même pour l'éléphant, le plus gros et le plus vorace des animaux. En outre, toutes les essences aromatiques que nourrit encore maintenant le sol, en quelque endroit que ce soit, racines, pousses ou bois des arbres, résines qui distillent des fleurs ou des fruits, la terre alors les produisait et les faisait prospérer. elle donnait encore et les fruits cultivés, et les graines qui ont été faites pour nous nourrir et dont nous tirons les farines (nous en nommons céréales les diverses variétés).
On remarquera que le prêtre de Saïs n'a pas mentionné nommément le fer. Peut-être ne le connaissait-on pas encore mais, par ailleurs, il y a eu, pendant très longtemps, un " tabou " sur le fer qui était " métal réservé "... Quant à l'Orichalque, il semble bien que ce soit une variété de cuivre. Le nom est grec et la transcription de Solon peut être fautive.
En ce qui concerne la description de la capitale : Poséidon, il apparaît qu'aucun lieu de l'orient méditerranéen n'aurait pu la suggérer à Platon et si nous retrouvons ce plan dans toute la celtique occidentale, Platon l'ignorait certainement. Force est donc d'admettre que la description du prêtre de Saïs est vraie. C'est le Dieu lui-même qui en traça le plan lorsqu'il s'unit à Clito, fille des hommes : " Or, la hauteur sur laquelle elle vivait, le Dieu la fortifia et l'isola en cercle. A cet effet, il fit des enceintes de mer et de terre, petites et grandes, les unes à l'entour des autres. Il en fit deux de terre, trois de mer et il les arrondit, pour ainsi dire, en commencant à partir du milieu de l'île, dont elles étaient partout à égale distance. " C'est le plan du dunn celtique ou préceltique... Enfin, détail concordant avec ce que l'on sait de la nature volcanique du sol sous-marin de l'Atlantique : " Il fit jaillir de dessous le sol deux sources d'eau, l'une chaude, l'autre froide... "
L'île est gouvernée par dix rois sous la direction du descendant du premier-né de Poséidon et de Clito :
Atlas. Ils se réunissent chaque année pour procéder à un rituel religieux comprenant, comme en Egypte, un " laçage " du Taureau et son sacrifice aux Dieux. Mais, après le sacrifice, le rituel de l'assemblée des rois n'a aucune correspondance en méditerranée orientale... Il semble bien proche en revanche des " tables rondes " celtiques... " Quand l'obscurité était venue et que le feu des sacrifices était refroidi, tous revêtaient de très belles robes d'azur sombre et ils s'asseyaient à terre dans les cendres de leur sacrifices sacramentaire. Alors, dans la nuit, après avoir éteint toutes les lumières autour du sanctuaire, ils jugeaient et subissaient le jugement, si l'un d'eux en accusait un autre d'avoir commis quelque infraction. La justice rendue, ils gravaient les sentences, le jour venu, sur une table d'or, qu'ils consacraient en souvenir ainsi que leurs robes... "
Ils gravaient... Que devient alors le dogme de l'origine orientale de l'écriture? N'est-ce pas, neuf millénaires avant Jésus-Christ, reconnaître une bien grande civilisation à ce peuple atlante, alors que tous les préhistoriens s'accordent à voir l'humanité entière ne sachant rien faire d'autre qu'éclater la pierre ou, au mieux, la polir, alors que la dernière période glaciaire se termine à peine...?

On ne peut certes pas jurer, faute de preuves absolues, que l'île de l'Atlandide ait existé, mais les Atlantes, eux, ont existé, et il est certain que c'est principalement d'eux que nous tenons notre tradition occidentale, élevage, culture et métiers...Et il est probable que c'est également d'eux que les Orientaux tiennent la leur. Il y a certainement bien des choses qui nous sont demeurées de l'Atlantide ou tout du moins des Atlantes, ne serait-ce que cette triple enceinte dont je parlais, ou bien dans l'art gaulois, ces animaux monstrueux, mi-chevaux mi-serpents qui nous font souvenir que le dieu Poséidon, armé d'un trident, se faisait porter sur un char que traînaient ces animaux monstrueux...
Puis, il y eut ce cataclysme qui marqua le monde...
Juste une remarque: la faille de Tanger, ce goulet étroit qui allait jusqu'à la mer Atlantique, aboutissait à un lac dont un de ces rivages constitue aujourd'hui la baie de Tanger et sa plage. Ce lac devait occuper toute la partie ouest, la plus large de l'actuel détroit, entre Spartel et Cadix. Une bande de rochers gréseux, dont l'épaisseur peut être évaluée à une quinzaine de kilomètres, fermait ce lac du côté de l'océan. Or, la tradition fait allusion, diverses fois, à un lac " Triton ", qui n'était séparé de la mer que par une étroite bande de terre, et sur les bords duquel était élevée la triple enceinte d'un temple de Poséidon. Par ailleurs, Diodore de sicile prétend qu'il existait jadis, en Afrique du nord, un très vaste lac que les Anciens appelaient le lac Triton et qui disparut à la suite de tremblements de terre qui ont rompu les digues du côté de l'Océan. De l' " océan ", terme bien réservé à l'Atlantique... Le lac de Tingis aurait-il été ce lac Triton sur les bords duquel était élevé, dans une triple enceinte, le temple de Poséidon? Ce temple où Antée suspendait les têtes des étrangers qui avaient voulu pénétrer dans son royaume (encore une coutume qui se retrouve en Gaule)? Il faudrait alors se souvenir que Neth, l'Egyptien, auquel le temple de Saïs était dédié, était assimilé par les Grecs à leur déesse Athéna. et qu'une légende fait naître Athéna sur les bords du lac Tritonis... Neth-Athéna auraient-ils été les éponymes d'une première invasion vers l'est des Atlantes partis des bords du lac Tritonis et qui, plus tard, s'opposèrent à une nouvelle invasion?

Le détroit de Gibraltar
La préhistoire s'accorde, quant aux dates, avec la légende et avec Platon : c'est le fameux " hiatus " entre le mésolithique et le néolithique, vers le neuvième millénaire avant notre ère. La date, Platon l'avait donnée, mais la légende aussi et par le truchement du Zodiaque, ce qui est un remarquable moyen de datation qui ne joue pas sur les rois et leurs dynasties ni sur quelques événements humains, qui ne sont que des incidents, mais sur les rythmes solaires, beaucoup plus stables. Et la légende d'Hercule fournit tous les éléments d'un calcul.
On sait que le point vernal, c'est-à-dire le point dans le ciel où se trouve le soleil lorsqu'il coupe dans sa course l'équateur céleste, à l'équinoxe de printemps, varie chaque année d'une cinquantaine de secondes d'arc. Son déplacement dans le ciel est ainsi, approximativement, d'un degré d'arc en soixante-douze ans. C'est le phénomène connu sous le nom de " précession des équinoxes ". Ce point vernal se déplace par rapport à la terre dans les constellations du Zodiaque, il est donc possible de mesurer le temps par ce déplacement dans ces constellations... On ne peut connaître la position de ce point par visée directe et l'on a cru longtemps que les Anciens n'avaient pas connu ce phénomène, retrouvé assez récemment, mais on s'est ensuite rendu compte qu'ils le connaissaient parfaitement et que les Grecs, et les Egyptiens et les Perses avant eux, l'avaient fort bien calculé. Ce point vernal fait le tour du Zodiaque, c'est-à-dire revient à son point initial en, environ, 26 000 ans, c'est-à-dire que, le Zodiaque étant divisé en douze constellations admises égales et chacune de trente degrés, le point vernal parcourt chacune d'elles en 2150 ans, environ. Cette précession se faisant dans le sens rétrograde, c'est-à-dire dans le sens : Poissons, Verseau, Capricorne, Sagittaire, Scorpion, Balance, Vierge, Lion, Cancer, Gémeaux, Taureau, Bélier, le point vernal qui se trouve actuellement dans la fin du signe des Poissons (ce texte a été publié en 1969) se trouvait dans le signe du Bélier de -150 à -2300, dans le signe du Taureau de -2300 à -4450, dans le signe des Gémeaux de -4450 à -6600, dans le signe du Cancer de -6600 à -8750 et dans le signe du Lion de -8750 à -10900, approximativement bien entendu.
Or, on constate que le temps pendant lequel le point vernal se trouve dans une constellation zodiacale correspond à un ère religieuse et que le symbole de cette ère est toujours, de sorte ou d'autre, dans un rapport étroit avec la constellation dans laquelle se trouve le point vernal. Il est à peine besoin de rappeler que les premiers chrétiens dessinaient comme hiéroglyphe du Christ un poisson, que le Graal chrétien est gardé par un roi-pêcheur, que le Saumon du savoir est apparu, dans les légendes celtiques, peu avant l'invasion de la Gaule par les Romains; que, pour les musulmans, le Croissant est à la fois lune et poisson, et que ce sont toujours des poissons qui, dans les contes des Mille et Une Nuits, ont remplacé les gardiens des bijoux magiques qu'il faut aller chercher au fond des eaux... Avant le poisson était le Bélier, quand les grecs de Jason allaient chercher la Toison d'Or, aux temps de Jupiter-Ammon, aux cornes de Bélier. d'Amon-Râ, également aux cornes de Bélier en Egypte, avec les allées de béliers à Karnac... Et aux temps de Bélen en Celtique, Bélen qui portait le nom même du Bélier, le Bélin. Avant encore était le Taureau, avec le bœuf Apis, la vache Athor, le Minotaure en Crète, les Taureaux ailés de Babylone, le Taureau de Cualngé en Irlande et le taureau Tarnos en Gaule. L'avaient précédé les Gémeaux qui ont laissé les deux colonnes phéniciennes, devenues colonnes des temples, pylônes égyptiens et, plus tard nos tours gémellées. Avant encore était le Cancer, l'animal à carapace qui est resté comme un signe de temps de bonheur sous la forme du scarabée. Avant encore, le Lion dont le sphynx est sans doute un rappel dont la signification est perdue. De plus, le rituel nouveau, à chaque changement d'ère et de forme religieuse implique le rejet de l'ancien rituel et des anciennes formes, c'est-à-dire la " mise à mort " du signe précédent. Pour nous en tenir aux temps les plus récents, à l'aurore du Bélier, Thésée tue le Minotaure, le Taureau d'Irlande est mis à mort et ses membres éparpillés. Au seuil du Poisson on met à mort l'Agneau pascal sous la forme d'un Dieu... Or, les travaux d'Héraklès débutent par un travail rituel qui est la mise à mort d'un lion, le lion de Némée, ce qui normalement donne à l'ère hérakléenne le signe du Cancer, et son dernier travail est la formation des deux colonnes au détroit de Gibraltar, signature des Gémeaux. Logiquement, l'ère hérakléenne se situe donc aux temps du Cancer, c'est-à-dire entre 8750 et 6600 avant Jésus-Christ.



Quoi qu'il en soit, le cataclysme a dû être effroyable... et la science moderne, qui ne croit pas à l'Atlantide mais qui croit au cataclysme, a essayé de l'expliquer. Il semble qu'elle y soit parvenue. Voici, sommairement, cette explication: La terre se déplace autour du soleil sur une ellipse dont le soleil est l'un de ses foyers. Par suite de la précession des équinoxes, la terre ne revint pas chaque année au point exact où elle se trouvait l'année précédente. Il en résulte que c'est alternativement le pôle Nord et le pôle Sud qui se trouvent au point le plus éloigné du soleil au solstice d'hiver, d'où recrudescence de froid. Ainsi, pendant treize mille ans environ, le pôle Nord sera plus froid que le pôle Sud et, pendant les treize mille ans suivants, ce sera le pôle Sud le plus froid. Il s'ensuit que chaque hémisphère connaît alternativement une période glaciaire et une période chaude. En termes courants, chaque hémisphère connaît, au cours de la Grande Année de vingt-six mille ans, un printemps, un été, un automne et un hiver. Or, pendant l'hiver d'un hémisphère, celui-ci se couvre de glaciers, les glaces s'accumulent et se fixent au pôle. Durant tout cet hiver, l'humidité atmosphérique vient se condenser là sous la forme de glaces ou de banquise. Il y a donc un transfert de poids, sous forme d'eau glacée à l'une des extrémités de la terre (et normalement, il doit en résulter une baisse des eaux vers l'équateur et une accélération de la rotation de la terre sur elle-même). Vienne l'été, alors les glaces fondent et, sous forme d'eau, retournent vers l'équateur, les glaciers qui couvraient la calotte polaire disparaissent et, selon que le réchauffement est plus ou moins rapide, les eaux se précipitent plus ou moins vite, provoquant obligatoirement des raz de marée et des submersions. A cela s'ajoute un phénomène mécanique. Les régions équatoriales " tournent " plus vite que les régions polaires, du moins en surface. A cent mètres du pôle, un point tourne autour de l'axe de la terre à une vitesse de 628 mètres en vingt-quatre heures. A l'équateur, ce point a une vitesse de 40 000 kilomètres dans le même temps. Il faut donc que l'eau accumulée au pôle, et qui regagne l'équateur à cause de la force centrifuge, passe de cette vitesse 0 à cette vitesse 40 000. Sans doute les eaux qui " descendent " sont-elles entraînées dans la rotation de plus en plus rapidement mais, par  suite de leur inertie, elles créent un courant d'eau de plus en plus violent à mesure qu'elles s'approchent de l'équateur, un courant qui va d'est en ouest, dans le sens contraire à la rotation, un courant qui butte sur les continents, les presse, les submerge, les ravage. Si le réchauffement a été très rapide, alors la catastrophe est immense. elle détruit à peu près tout, hommes, troupeaux, cultures, monuments et, comme l'expliquait à Solon le prêtre de Saïs, " quand les Dieux purifient la terre par les eaux et la submergent, seuls les bouviers et les pâtres, dans les montagnes, sont sauvés... et les flots ne laissent survivre que des illettrés et des ignorants. Ainsi de nouveau vous redevenez jeunes, sans rien savoir de ce qui s'est passé ici chez vous dans les anciens temps... " Or, les géologues et les préhistoriens situent la fin de la dernière période glaciaire boréale dans ce hiatus entre le néolithique et le mésolithique, c'est-à-dire au neuvième millénaire avant notre ère. il est probable qu'en ces temps, un phénomène inconnu a fait fondre les glaces avec une rapidité extraordinaire, d'où la violence du phénomène qui bouleversa non seulement les eaux mais les terres, donnant lieu à des éruptions volcaniques. C'est évidemment aux environs de l'équateur que le phénomène dut être le plus brutal, avoir le plus d'ampleur... et sans doute il s'ensuivit, avant que l'équilibre perturbé ne soit rétabli, une sensible baisse des eaux au nord du 45ième parallèle, surtout dans les mers nordiques. D'où, peut-être, cette tradition d'une région hyperboréenne plus dégagée de mers, plus ensoleillée (et peut-être l'explication de cette fameuse carte de Piri-Reiss qui " donne " les côtes du Groenland, actuellement sous les glaces). Peut-être aussi, l'explication de cette tradition qui fait repartir les civilisations des régions hyperboréennes, évidemment moins ravagées que les autres. Puis, l'équilibre rétabli dans la nouvelle vitesse de rotation de la terre sur elle-même, les eaux reprirent possession des fonds nordiques...
On comprend que, dans un pareil cataclysme, le percement, la rupture de l'isthme de Tanger n'ait été qu'un incident. Mais il présente un aspect " méditerranéen " assez étonnant. Il y a quelques années, un ingénieur italien avait fait le plan d'un barrage destiné à couper et obturer le détroit de Gibraltar. L'utilisation de ce barrage était fondé sur les calculs suivants: L'évaporation des eaux sur toute la surface de la Méditerranée est telle que les rapports hydriques des fleuves qui s'y déversent, tant en provenance de l'Europe et de la mer Noire que de l'Afrique, sont insuffisants pour compenser cette évaporation. Il s'ensuit que, si le niveau de la Méditerranée demeure constant, c'est que l'appoint est fait par les eaux de l'Atlantique se déversant par le seul passage qui existe entre ces deux mers, le détroit de Gibraltar. Effectivement, dans le détroit, les marées atlantiques provoquent un courant Océan-Méditerranée, puis baissent, provoquant un courant en sens contraire, mais ce courant de reflux est infiniment moins important que celui du flux. Autrement dit, l'Atlantique envoie plus d'eau en Méditerranée qu'il n'en revient. C'est cette différence qui constitue l' " appoint " à l'évaporation et rétablit l'équilibre des eaux. Cet ingénieur avait calculé que si, par suite de la construction d'un barrage à Gibraltar, cet appoint venait à manquer, alors les eaux de la Méditerranée baisseraient jusqu'à ce que la surface d'évaporation soit telle que l'équilibre s'établisse entre la perte d'eau et l'apport fluvial. Et cet équilibre, calculs faits, s'établirait lorsque le niveau actuel de la Méditerranée aurait baissé de deux cents mètres. On comprend qu'à ce moment, l'énorme masse d'eau atlantique chutant de deux cents mètres, représenterait une somme de kilowatts capable d'alimenter toutes les industries d'Europe. Je ne sais si le projet est utopique, mais il suggère immédiatement à l'esprit que, lorsque le détroit n'était pas ouvert, la Méditerranée se trouvait de près de deux cents mètres en contrebas de ce qu'elle est actuellement; ses rivages avaient donc un tracé tout différent de l'actuel : par exemple, une bonne partie de l'Adriatique était asséchée, la Méditerranée orientale séparée de la Méditerranée occidentale par de minimes ouvertures dans la bande de terre  reliant la Sicile à la Tunisie. L'archipel grec cessait d'être aussi fragmenté et les eaux de la mer Noire, se frayant un chemin dans le Bosphore, avaient l'apparence d'un fleuve en " descente rapide ". Le mot fleuve n'est-il pas resté d'ailleurs bien longtemps attaché à ce détroit? Donc, au temps de la rupture, surtout si celle-ci s'accompagna d'un puissant raz de marée, d'énormes trombes d'eau durent se déverser, noyant en quelques heures toute la Méditerranée occidentale et, plus lentement mais tout de même assez brutalement, le bassin entier; pus les basses terres dont le Sahara. Logiquement il ne dut émerger, de l'Afrique du Nord, de l'Asie antérieure et de l'Europe du Sud que l'Atlas, l'Ethiopie, le Liban, le Caucase, les Alpes, les Pyrénées et les hautes sierras d'Espagne. A partir des Pyrénées, la Gaule dut être balayée mais non submergée, mais la vie dut y demeurer précaire pendant bien longtemps. Il est certain que, mécaniquement, les pays les plus atteints furent l'Amérique, balayée, peut-être défoncée, en tout cas submergée, pendant un temps, jusqu'aux Andes. Les mouvements de terrain y furent énormes puisque l'on a relevé des traces de constructions portuaires jusqu'à près de trois mille mètres d'altitude...Balayée toute civilisation, balayée l'Atlantide à jamais engloutie, balayé, sans doute et englouti, ce " continent de Mu " qui aurait existé dans le Pacifique et dont les îles éparses constitueraient les restes... En Afrique même, El Idrissi, historien arabe qui recueillait des traditions orales, dit qu'au moment de la catastrophe, le niveau de la mer se serait élevé de onze stades (environ 2 000 mètres) et plusieurs villes auraient été submergées... Engloutie l'Atlantide, quel qu'ait été le lieu où elle se trouvait et dispersés les Atlantes, du moins ceux qui purent échapper, de l'Atlantide même ou de ses colonies, mais privés de tout, de culture, d'élevage, d'outils, de savoir... Réfugiés, les survivants, dans les monts de l' Atlas, de l'Andalousie, des Andes et, sans doute de l'Europe d'au delà ce 45ième parallèle... Et aussi les marins qui avaient échappé aux tempêtes, aux raz de marée. Ils sont devenus légendaires : c'est Ut-Napishtim en Suméro-Babylonie, Dwifah de la légende celtique, Yma en Perse, Tamanduare au Paraguay et au Brésil, Nala et sa femme Neua au Mexique, Zeu-Kha chez les Patagons, Manobosho chez les Indiens du Canada, Pokawo chez les Delawares et Noé sur son mont Ararat du Caucase. Une dispersion... On ne sauve certes pas une civilisation avec quelques individus dispersés et sans moyens, mais aucune civilisation valable n'existe sans une tradition, qui s'arme de symboles qui peuvent fort bien ne pas être compris de ceux qui les transportent, mais qui restent des symboles, fragments de cette langue universelle qui passe par-dessus les langages, qui se transmettent un peu religieusement avec leurs " tabous ", qui les maintiennent dans leur intégralité... Des symboles qui se retrouvent et qui peuvent refaire une tradition, peut-être refaire une civilisation. Les traditions se conservent beaucoup mieux que les théories philosophiques...





















 

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